Archives du blog

vendredi 10 octobre 2014

La Seigneurie de Beauregard au 18 ième. Chapitre 11.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

 
La consultation des archives départementales est toujours riche de surprises. La dernière trouvaille est un mémoire de maitrise, réalisé par une étudiante de l'université Paris-1, Monique Labaye.

Il traite, pour notre plus grand plaisir, de la Seigneurie de Beauregard au dix huitième siècle.

A l'image d'un précédent mémoire sur la population de Velles à la fin du dix septième siècle, nous publions ces travaux sous forme de feuilleton.

Ce chapitre 11 conclut sur la pêche des étangs. On peut y lire ceci :

"Tout semble indiquer qu'il s'agit là d'un type d'activité propre à dégager des revenus non négligeables, en outre en numéraire dans un cadre économique où il se fait rare.

Il est impossible de mesurer avec précision l'importance qualitative des revenus liés à la pêche des étangs. Les seules indications tirées des baux de ferme générale, portaient sur la libre disposition par le preneur, de la vente des produits pêchés, faite sur la chaussée, après prélèvement d'une part revenant au Seigneur."

Dans le bail de 1784, il est dit :

"Donnera ledit preneur, annuellement à ma dite Dame de Courcenay, dans le temps de la pêche des sus-dits étangs, la quantité de 150 livres de poisson le plus beau qui y sera pêché, par un tiers en brochets, carpes, tanches. Et ou ma dite Dame de Courcenay ne jugerait pas cette quantité suffisante pour la consommation de sa maison, elle aura la liberté chacune dite année, au temps de la-dite pêche, d'en prendre telle autre quantité et de la qualité qu'elle jugera à propos, dont elle tiendra compte au-dit preneur, à raison du prix qu'il aura vendu le-dit poisson sur la chaussée."

 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.



                                                         collection privée

 

jeudi 9 octobre 2014

1801. Dans l'Indre, la route de Dijon à Poitiers....

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

 
Premier Consul, Napoléon Bonaparte fait établir en 1801, par son Ministre de l'intérieur, un état statistique complet de tous les départements de France. L'objet en était : « ...Donner enfin à la Nation, la connaissance exacte de ses richesses et de ses ressources, pour faire connaître cette France si belle, cette terre si féconde et si heureuse, cette patrie si favorisée de la providence, à laquelle on s'attache davantage à mesure qu'on l'étudie mieux ».

Pour l'Indre, c'est le Préfet DALPHONSE qui réalisa le document. « Pendant quatre mois consécutifs, j'ai parcouru le département de l'Indre, j'ai visité toutes ses communes, tous ses établissements, toutes ses routes. Partout j'ai vu, j'ai interrogé, j'ai recueilli......

Heureux si en acquittant un des devoirs les plus difficiles de l'Administration qui m'a été confiés, j'obtiens pour prix des efforts et des travaux qu'il m'a couté, de fixer la sollicitude du Gouvernement sur un département qui en a plus besoin qu'aucun autre et auquel quelques uns de ses regards vivifiants, suffiraient peut être pour lui donner une existence nouvelle.

Heureux encore, si en dévoilant aux habitants de ce département leurs propres ressources, je parviens à vaincre leur apathie, première cause de leur infortune et à les porter à mettre à profit les dons que ne leur a pas refusés la bienfaisante nature »

Ce document de référence est disponible via Gallica, site en ligne de la B.N.F. On y découvre une multitude d'informations.

Ainsi on peut y lire ceci à propos de la route de Dijon à Poitiers dans sa traversée de l'Indre :

"La route de Dijon à Poitiers a, dans ce département, 89 kilomètres 517 mètres (23 lieues) de longueur : elle pénètre par la limite à l'est de département du Cher, près Charost ; traverse la ville d'Issoudun ; aboutit au bourg de Déols, près Chateauroux ; se prolonge par la route d'Espagne jusqu'à Lottier, d'où elle se détourne pour se diriger par Saint Gautier et la ville du Blanc et sort du département en traversant la rivière d'Anglin au gué d'Ingrandes.

Son étendue en pavés est de 1907 mètres et en empierrement ou cailloutis de 59.909 mètres.

Cette route forme un embranchement avec la route d'Espagne, qui, sans rien changer à ses relations habituelles avec Orléans, pourra en former de nouvelles avec le département du Cher et les départements environnans (orthographe de l'époque).

Depuis Lottier jusqu'à Saint Gautier, la route n'est ni ouverte ni projetée et sa longueur dans cette partie est d'environ quatorze kilomètres. Une égale longueur depuis Saint-Gautier jusqu'au Blanc est à construire.

Il n'existe sur cette route qu'un seul pont. Il est dans la ville d'Issoudun sur la rivière de la Théols. Il a trois arches qui ont en total ving cinq mètres de débouché.

Depuis Issoudun jusqu'au bourg de Déols, il existe neufs ponceaux. Leur construction est en charpente.

Cette route n'a pas de pont sur la rivière de la Creuse. Au Blanc, on la traverse en bateau.

Cette route, si elle était entièrement construite, coûterait 15 ou 16.000 francs d'entretien annuel. C'est environ 16 centimes par mètre.

Le droit d'entretien est perçu à deux barrières, placées l'une dans la ville d'Issoudun, l'autre dans la ville du Blanc.
 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.


Dossier illustré format pdf https://www.dropbox.com/s/hs71ov3c0efznmr/INDRE-ROUTE.pdf?dl=0





                                                        collection privée.




mercredi 8 octobre 2014

1854.Ferdinand de Lesseps promeut le drainage dans l'Indre.(5)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

Ainsi nous publions aujourd'hui, la dernière partie du rapport présenté par Ferdinand de Lesseps , membre de la Société de l'Indre à Paris, lors de la session d'avril 1854, et relatif aux techniques de drainage. On peut y lire ceci :

"Dans ces derniers temps, le drainage avait pris une si grande extension dans le département de l'Ain, que les tuyaux à drainer y manquèrent et que les quelques fabricants de drains qui y sont disséminés ne pouvaient suffire aux nombreuses commandes des propriétaires.

Alors, Monsieur le Ministre de l'Intérieur, sur la demande du Préfet, n'hésita pas à venir au secours d'un département qui entrait si largement dans la voie du progrès. Une subvention lui fût accordée avec destination de favoriser l'accroissement de la fabrication des tuyaux de drainage.

Cette subvention a permis au Préfet de placer cinq machines nouvelles chez les tuiliers, qui se sont engagés à fabriquer un certain nombre de drains et à les livrer moyennant un prix fixe et modéré, 28 f le mille. 

De plus, une partie de la subvention est employée pour payer l'apprentissage d'une douzaine de piqueurs ou chefs ouvriers, apprentissage qui ne coûte que 30 ou 40 f par homme.

L'expérience faite par le département de l'Ain prouve qu'il est facile de créer à peu de frais un service bien organisé, qui peut devenir si avantageux pour l'agriculture, en vulgarisant l'opération du drainage et en lui donnant, surtout au début, toutes les garanties de réussite.

Nous proposons à la Société de l'Indre d'agir auprès de Monsieur le Préfet de notre département, dont les idées d'amélioration et de progrès nous sont connues et auprès du Conseil Général, à l'effet de mettre en pratique le système qui a si bien réussi dans le département de l'Ain, et à contribuer ainsi à la propagation d'un procédé d'assainissement dont les avantages sous les points de vue, économique, financier et hygiénique sont maintenant incontestables.

                                                                                                               FIN

Dossier complet illustré, au format pdf https://www.dropbox.com/s/rpahwojt6qagyb8/INDRE-DRAINAGE.pdf?dl=0
 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.


                                                      collection privée

mardi 7 octobre 2014

1854. Ferdinand de Lesseps promeut le drainage dans l'Indre (4)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

Nous poursuivons dans cet article, la publication du rapport présenté par Ferdinand de Lesseps, lors de la session d'avril 1854 de la Société de l'Indre à Paris et relatif aux techniques de drainage. On peut y lire ceci :

" On sait combien les laboureurs se montrent quelquefois défiants à l'endroit des innovations et combien il est souvent difficile de les arracher à l'apathie de la routine.
 Il ne faudrait donc que quelques échecs pour décourager bien vite les petits cultivateurs et leur faire repousser pendant
longtemps une puissante et lucrative amélioration.

C'est là un point de vue qui a été, parfaitement compris par le Conseil Général du Département de l'Ain, où les opérations de drainage ont reçu une impulsion remarquable.

Le Conseil Général s'est empressé de mettre à la disposition du Préfet, une allocation suffisante pour lui permettre de créer un service spécial destiné à faciliter, pour tout le monde, la bonne exécution des travaux de drainage.

Ce service organisé à peine depuis quelques mois, a produit les meilleurs résultats et ces résultats lui assurent chaque jour une nouvelle extension. C'est là, suivant nous, un excellent exemple à suivre pour le département de l'Indre.

Voici sur quelles bases très simples est créé ce service qui fonctionne sans imposer de charges sérieuses ni au Département ni au Gouvernement ni même aux propriétaires.

Il a été institué un Agent en chef ou Ingénieur-draineur ayant la direction du service. Cet agent reçoit une faible allocation départementale.

A l'exemple de ce qui a été fait en Belgique, sa mission consiste à se mettre à la disposition des propriétaires qui viennent réclamer le concours de son aptitude spéciale pour faire drainer.

Il se complète un traitement très convenable au moyen des honoraires que lui paient ceux qui l'emploient. Le taux de ces honoraires est fixé d'après un tarif arrêté par le préfet et sur les bases admises par l'administration des Ponts et Chaussées, à une somme déterminée par myriamètre pour déplacement et à une allocation fixe par vacation.

Les piqueurs-draineurs, formés à peu de frais en un mois d'apprentissage, lui sont adjoints comme chefs d'atelier à la disposition des demandeurs.

Ave ce faible personnel, toutes les opérations de drainage sont habilement et utilement dirigées dans le département de l'Ain. D'après des renseignements certains, le succès de cette ingénieuse organisation est tellement complet qu'un grand nombre de propriétaires des départements voisins, viennent s'inscrire à la préfecture pour réclamer les services de l'Ingénieur-draineur.

                                                                                                                    ( à suivre ) 

Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.




                                                           collection privée







lundi 6 octobre 2014

1854.Ferdinand de Lesseps promeut le drainage dans l'indre (3)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

Nous poursuivons aujourd'hui la publication du rapport présenté par Ferdinand de Lesseps, lors de la séance d'avril 1854, de la Société de l'Indre à Paris, et relatif au drainage et à l'assainissement des terres. On peut y lire ceci :

"Monsieur Barral établit que le drainage donne plus de bénéfices dans les terres riches que dans les terres pauvres. On constatera par exemple, qu'une mauvaise terre fournira par le drainage, une récolte double ou triple et passera de la quatrième à la troisième ou à la deuxième classe. Mais cet accroissement ne donnera qu'un intérêt de 7 à 8% du capital dépensé.

Dans les terres riches où l'on ne négligera ni labours profonds, ni abondantes fumures, ni soins de toutes sortes, la dépense du drainage rapportera souvent au delà de 20%.

En Angleterre, les fermiers et les propriétaires acceptent avec empressement les fonds que le Gouvernement leur avance au taux de 6,5% d'intérêts, amortissement compris.

Les travaux d'assainissement leur rapportent donc au delà et l'on doit fixer à 8 ou 9%  le minimum de l'intérêt de l'argent engagé dans l'exécution du drainage.

Dans toutes les enquêtes auxquelles la question des bills de prêts par l'Etat aux particuliers pour le drainage a donné lieu devant le Parlement Britannique, on rencontre l'unanimité à cet égard.

Le gouvernement français, bien convaincu que l'application du drainage est appelée à acquérir dans notre pays un grand développement, a préparé un projet de loi destiné à en régler les conditions.

En attendant, plusieurs départements, parmi lesquels se distinguent ceux de Seine et Marne, de l'Oise, de Seine et Oise, du Loiret, de l'Ain, de l'Aisne, ont pris l'initiative d'associations agricoles où les autorités locales ont fait de louables efforts pour propager, dans l'intérêt de l'agriculture, l'utile amélioration qui nous occupe.

                                                                                                            ( à suivre )

 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.



                                                        collection privée

samedi 4 octobre 2014

1854. Ferdinand de Lesseps promeut le drainage dans l'Indre (2)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

Nous poursuivons dans cet article, la présentation faite par Ferdinand de Lesseps lors de la session d'avril 1854 à propos du drainage. On peut y lire ceci :

"Quant aux résultats financiers du procédé, on peut évaluer de 10 à 20% l'intérêt habituel que produit le capital dépensé en drainage d'une manière intelligente.

La dépense de drainage ne peut pas être au dessous de 100 f par hectare. Elle s'est élevée, dans certaines terres qui exigeaient des frais exceptionnels, jusqu'à 1.000 f. Mais on calcule que la moyenne est de 200 à 250 f par hectare.

Dans l'appréciation du revenu que doit produire le drainage, il y a mille circonstances dont il est nécessaire de tenir compte, afin de pouvoir poser un chiffre ayant quelque valeur.

Monsieur Decauville, fermier à Egrenay, par Brie-Comte-Robert, qui a drainé les deux cents hectares de sa ferme, dit que dans les années humides, la récolte peut être doublée tandis que dans les années saines, l'augmentation du rendement est beaucoup moins considérable. Il estime qu'en 1853, la plus value du revenu que lui a procurée le drainage a été de 25%.

Un mémoire inséré dans le journal de la société d'agriculture d'Angleterre (t II, p 273) rend compte du drainage du domaine de Tedderbay-Hay dans le Staffordshire, appartenant à Lord Hetherton. La ferme est composée d'un sol léger reposant sur un sous-sol d'argile forte.

La contenance des terres drainées est de 180 hectares. Elles donnaient auparavant une rente de 6.000 f. Le drainage a coûté 37.000 f, elles sont affermées aujourd'hui 17.000 f . Ainsi le coût du drainage a été de 199 f par hectare.

La rente de la terre après drainage a été par hectare de              91 f
Elle était avant le drainage de                                                         33 f
Accroissement de la rente par hectare                                            58 f
Ce qui équivaut à une plus value de                                             171%

Mais il ne faut pas s'attendre en général, à une amélioration aussi considérable.

                                                                                                  ( à suivre ) 


Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.


                                                       collection privée






vendredi 3 octobre 2014

1854. Ferdinand de Lesseps promeut le drainage dans l'Indre. (1)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

En particulier lors de la séance d'avril 1854, Ferdinand de Lesseps, membre de la société, présenta un rapport sur le drainage et sur les moyens de propager cette méthode d'assainissement des terres dans le département de l'Indre. On peut y lire ceci :

"Le procédé d'assainissement des terres auquel on a donné le nom de drainage, offre à l'agriculture, des avantages qui ne font plus de doute pour personne. D'après l'expérience acquise jusqu'à ce jour, les résultats économiques du drainage peuvent se résumer ainsi :

          1/ Les terres drainées sont plus faciles à cultiver. On laboure et on sème plus tôt au printemps et plus tard en automne. Les terres sont moins humides en hiver et moins sèches pendant l'été.

          2/ Par la suppression des planches étroites et des raies d'écoulement, la surface consacrée aux plantes est plus étendue.

          3/ Les eaux de pluie s'écoulent par la filtration et ne se répandent plus à la surface. Les terres les meilleures et les fumiers ne sont plus entrainés dans les fossés.

          4/ Les eaux inférieures ne peuvent plus remonter à la surface soit par la capillarité, soit par la pression qui tend à leur faire reprendre le niveau d'où elles proviennent.

          5/ Une terre drainée n'est jamais saturée d'eau. Les plantes en conséquence, y poussent avec plus d'énergie.

          6/ La maturité des plantes est avançée par le drainage.

          7/ La faculté de laisser la terre à plat sans danger est un des avantages considérables du drainage. On estime à un quart, l'économie des bêtes d'attelage pour les diverses préparations du sol.

          8/ On peut encore obtenir un bénéfice important de culture sur les terrains occupés avant le drainage par les mares et fossés.

          9/ Enfin, l'on a constaté une amélioration de la santé des bestiaux dans les terres drainées, surtout pour les bêtes ovines. Ce résultat est très intéressant pour le Berry, où les troupeaux sont si fréquemment attaqués de la cachexie aqueuse, dite communément pourriture du foie.


                                                                                                         ( à suivre ) 


Accédez à la mise en page illustrée, au format pdf https://www.dropbox.com/s/rihlqpfor1x5v5s/LESSEPS.pdf?dl=0
 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.


                                                                  collection privée

 

jeudi 2 octobre 2014

La technique de drainage dans l'Indre milieu 19 ième (3)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

Découvrons aujourd'hui, la suite et fin d'une présentation faite par Monsieur Bernard, Inspecteur Général Honoraire des Ponts et Chaussées, à propos d'un essai de drainage réalisé sur sa propriété. On peut y lire ceci :

" Après le drainage 


La terre a été profondément labourée en planches de 8 à 10 mètres de largeur . Elle a joui immédiatement de la faculté d'absorber les eaux pluviales.

Tant que ces eaux sont peu abondantes, la terre les garde sans en rien rendre et les emploie au service de la végétation. Lorsqu'elles sont en excès, elles pénètrent peu à peu jusqu'au fond des drains où elles prennent leur écoulement.

Lorsqu'elles en sortent, elles sont toujours claires et limpides et au lieu d'appauvrir le sol par leur passage, elle ne fait que l'enrichir. Toute l'étendue drainée a été soumise à un assolement régulier et sans jachères.

Elle a produit non seulement des céréales, mais encore des racines, du trèfle, des haricots et même du chanvre. La première récolte en froment a dépassé  16 hectolitres par hectare.

Monsieur Bernard pense que ces essais, bien que fort incomplets, sont assez encourageants pour l'engager à les continuer sur une plus grande échelle et à les perfectionner par l'emploi de tuyaux en terre cuite, qui sous plusieurs rapports sont préférables aux conduits en pierre.

Il fera tous ses efforts pour en propager la fabrication dans son voisinage et il appliquera la pratique du drainage non seulement aux terres qui sont continuellement appauvries par l'écoulement des eaux pluviales à leur surface, mais encore à celles qui souffrent de la stagnation des eaux provenant des sources souterraines.

Il espère que cette pratique s'étendra de plus en plus et que dans un avenir peu éloigné, elle changera la face de cette vaste partie du Berry qui est presque entièrement occupée aujourd'hui  par des brandes et des étangs.

Il ne se borne pas à appeler de tous ses voeux cet heureux résultat, il veut, dans la mesure de ses ressources, y contribuer par son exemple.
 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.



                                                    collection privée

mercredi 1 octobre 2014

La technique de drainage dans l'Indre au milieu 19 ième (2)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

Nous poursuivons aujourd'hui la communication faite par Monsieur Bernard, Inspecteur Général Honoraire des Ponts et Chaussées à propos d'un essai de drainage sur sa propriété.

On peut y lire ceci :

" Si l'on eût recouvert sans précaution  cet aqueduc, avec les terres provenant de la fouille, la partie meuble de ces terres aurait été bientôt entrainée par les eaux fluviales.

Elle aurait obstrué les interstices des pierres et comblé le canal d'écoulement. Pour éviter ce grave inconvénient, on a établi sur l'empierrement, un lit de joncs ou de gazon retourné, puis une couche de terre argileuse qu'on a soigneusement pilonnée avec une dame en bois.

Le surplus du remblai a été fait à jet de pelle et sans damage. Ainsi a été terminée l'opération du drainage dont la dépense  moyenne a été de 230 f par hectare .

Pour en bien apprécier les résultats, il faudrait pouvoir comparer l'état des lieux et les produits du sol pendant plusieurs années consécutives, avant et après l'entreprise. Mais la fin de cette entreprise est trop récente encore pour qu'on puisse en évaluer les produits avec quelque exactitude. Voici cependant ce qu'on peut actuellement remarquer :

Avant le drainage

La terre qui est de nature argilo-siliceuse et dont le sous sol est très compact, ne pourrait être labourée en planches sans être noyée par les moindres pluies.

Pour en obtenir quelques récoltes, soit de froment, soit de seigle, il fallait la labourer par sillons étroits dont les céréales n'occupaient que le sommet. Les eaux pluviales, lorsqu'elles étaient abondantes, se réunissaient au fond de ces sillons où elles formaient autant de ruisseaux et s'écoulaient en pure perte, entrainant avec elles, non seulement les engrais naturels qu'elles contiennent toujours, tels que l'air, l'acide carbonique et le carbonate d'ammoniaque, mais encore les parties les plus ténues de la terre et une portion des engrais artificiels qu'on y avait déposés.

La terre était ainsi privée d'une grande partie de ses éléments de fertilité. D'un autre coté, elle était extrêmement sensible aux moindres sécheresses et si les pluies n'étaient pas fréquentes, les blés avaient beaucoup à souffrir.

Des pluies peu abondantes et souvent répétées étaient la seule circonstance qui leur fût favorable.

Aussi les récoltes étaient rarement belles, elles ne dépassaient guère 8 à 10 hectolitres par hectare.

                                                                                                     ( à suivre )


 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.



                                                             collection privée



mardi 30 septembre 2014

La Seigneurerie de Beauregard au 18 ième. Chapitre 10.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation des archives départementales est toujours riche de surprises. La dernière trouvaille est un mémoire de maitrise, réalisé par une étudiante de l'université Paris-1, Monique Labaye.

Il traite, pour notre plus grand plaisir, de la Seigneurie de Beauregard au dix huitième siècle.

A l'image d'un précédent mémoire sur la population de Velles à la fin du dix septième siècle, nous publions ces travaux sous forme de feuilleton.

Ce chapitre 10 donne un état complet des étangs sur la Seigneurie de Beauregard. 

"L'importance des ressources liées aux étangs apparait à travers la description en nature et qualité de chaque fond d'empoissonnement, en vue de sa reconstitution identique à la fin du bail des fermes générales.

Aussi nous pouvons choisir à titre d'exemple, le dénombrement du bail de ferme générale de 1756.

.....Quinze étangs qui sont remis au-dit preneur à son entrée en jouissance tous biens et dument empoissonnés:

Savoir, l'étang de Courcenay                                            de  1.500 nourrains de carpes
             l'étang de Boisay                                                   de  1.500 nourrains de carpes
             l'étang de Contrepignon                                       de 1.500 nourrains de carpes
             l'étang de la Bordeille                                           de 800 nourrains de carpes
             l'étang de la Jarrige                                              de 800 nourrains de carpes
             l'étang dit du Milieu                                              de 800 nourrains de carpes
             l'étang Neuf                                                            de 500 nourrains de carpes
             l'étang de la Mortaigue                                          de 500 nourrains de carpes
             l'étang du Renfermy                                              de 500 nourrains de carpes
             l'étant de la Porte                                                   de 500 nourrains de carpes

Les quatre étangs suivants seront remis au-dit preneur empoissonnés de la présente année vers le mois d'avril prochain, savoir :
             l'étang de Verdin                                                    1.200 nourrains de carpes
             l'étang de la Souttière                                            1.000 nourrains de carpes
             l'étang des Cosses                                                   1.500 nourrains de carpes
             l'étang de la Perrière                                                400 nourrains de carpes

Ainsi que l'étang Lajon qui est à nourrains et qui s'empoissonne de trente mères carpes dont vingt aux oeufs et dix au lait."

Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.



                                                       collection privée

 

lundi 29 septembre 2014

La technique de drainage dans l'Indre au milieu 19 ième (1)

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1853-1854, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications faites à propos de la technique de drainage.

En particulier, Monsieur Bernard, Inspecteur Général Honoraire des Ponts et Chaussées présente le résultat des essais de drainage, réalisés sur sa propriété, on peut y lire ceci :

Monsieur Beranrd, rend compte à la société d'un essai de drainage qu'il a fait dans le domaine qu'il possède sur le territoire de Saint Benoit du Sault. Cet essai, commencé il y a trois ans, ne s'applique qu'à une superficie d'environ 4 hectares. Monsieur Bernard, qui en a déjà reconnu les avantages, se propose de l'étendre successivement à sa propriété toute entière.

Le terrain drainé est situé sur le flanc d'une petite vallée dont le fond est occupé par un étang et par une prairie.

Le maître drain, celui dans lequel tous les autres versent leurs eaux, est tracé dans une direction à peu près parallèle au talweg. Il a son écoulement dans un étang et dans une mare qui sert d'abreuvoir aux bestiaux.

Les drains secondaires sont tous parallèles entre eux et perpendiculaires au drain principal. Ils sont espacés à 10 mètres l'un de l'autre. Leur profondeur est de 1 mètre. Leur pente est de 2 à 3 centimètres par mètre. Celle du maître drain n'est que de 2 à 5 millimètres.

La largeur de chaque drain est de 15 à 20 centimètres dans le fond et de 40 à 50 centimètres au niveau du sol. Les conduits d'écoulement n'ont pas été établis avec des tuyaux de terre cuite, parce qu'on n'en fabrique pas encore dans les tuileries du voisinage.

On y a suppléé par des pierres schisteuses, assez dures qu'on trouve à proximité. Chaque conduit est formé de deux rangées de pierres plates appuyées de champ contre le talus de la tranchée, d'une troisième rangée de petites pierres formant pavé et posées jointivement entre les deux autres pour empêcher leur rapprochement et pour préserver le sol des affouillements. Enfin d'une quatrième rangée reposant sur les pierres latérales, de manière à en former le recouvrement.

Ce recouvrement est complété par une couche de pierres cassées en petits fragments, comme celles qu'on emploie pour l'entretien des routes.

On a obtenu ainsi un aqueduc rectangulaire, de forme invariable de 5 à 6 centimètres de largeur moyenne et de 8 à 10 centimètres de hauteur.

                                                                                                     
                                                                                                ( à suivre )
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.





                                                          collection privée




samedi 27 septembre 2014

La Seigneurie de Beauregard au 18 ième. Chapitre 9.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.


La consultation des archives départementales est toujours riche de surprises. La dernière trouvaille est un mémoire de maitrise, réalisé par une étudiante de l'université Paris-1, Monique Labaye.

Il traite, pour notre plus grand plaisir, de la Seigneurie de Beauregard au dix huitième siècle.

A l'image d'un précédent mémoire sur la population de Velles à la fin du dix septième siècle, nous publions ces travaux sous forme de feuilleton.

Dans ce chapitre 9, l'auteur aborde la ressources des étangs. On peut y lire ceci :

"En ce qui concerne le second type d'activité para-agricole, lié à la mise en valeur des étangs, nous nous référons aux dénombrements de ceux-ci rencontrés dans les baux de ferme générale de 1756 et 1784.

Ce sont  quinze étangs qui sont énumérés dans le bail de ferme générale de 1756.

Pour compléter ce résultat, il faut recourir  à un autre type de document : le cadastre de 1833.

En effet, il nous permet de mesurer l'espace relatif occupé par les étangs. Pour chacun d'entre eux, la superficie oscille entre huit hectares, cinq hectares et surtout deux à cinq hectares pour la plus grande partie.

Le nombre, la permanence, les clauses précises et relatives à l'entretien des étangs, indiquent qu'on a vu, et là en toute conformité avec la nature imperméable et médiocre du sol, dans leur mise en valeur, le moyen d'obtenir un revenu facile dont la complémentarité n'était pas à négliger.

L'exploitation des étangs, tout comme celle du capital forestier reste entièrement dans les mains du Seigneur ou passe dans celles du fermier général ( ce qui ne se vérifie pas dans ce cas, pour l'exploitation de la forêt).

Les baux de ferme générale et surtout les clauses des sous-baux, excluent du fermage de toute unité d'exploitation, les étangs qui y seraient compris."
 
Retrouvez la liste complète des articles publiés sur le blog, par date, par thème : « Bibliothèque du Blog » dans la rubrique « liens » en haut à droite.



                                         collection privée



 

articles les plus consultés