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lundi 10 février 2014

Velles : 1881-1946. Ecole des Garçons. Les Lauréats du Certificat d'études primaires

Soucieux de faire connaitre et partager le patrimoine historique et culturel du village, l'atelier histoire de Festi'Velles publie quotidiennement sur ce blog, des traces écrites du passé.

Il s'agit aujourd'hui d'un document qui allie le charme à l'émotion, dans la mesure où de nombreux habitants de Velles, y découvriront la trace vivante de leurs ancêtres .

En effet le document original et unique, réalisé très probablement par Monsieur Défradat, Directeur de l'école de 1922 à 1952, recense année par année, de 1881 à 1946, les lauréats du Certificat d' études primaires .

Le fichier reconstitué est accessible par ce lien  https://www.dropbox.com/s/loy7gesxukntdj6/LAUREATS-CEP-VELLES-1.pdf

Le document original  est reproduit ci dessous :














D'un siècle à l'autre.......

La troupe Festi'Velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne" Mademoiselle de la Motte-l'Insoumise", dans le cadre du "Festi'Lumière de Velles 2014".
(Tarifs-Billetterie-Réservations, voir la rubrique liens de ce blog)

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samedi 8 février 2014

1846-1952, un siècle d'enseignement à Velles.

Depuis 2005, l'association Festi'Velles s'est mobilisée pour promouvoir le patrimoine historique et culturel du village. "La joséphine au poulet" créé en 2005 et "le p'tit capuchon" en 2009, mettaient en scène les préjugés sociaux d'une communauté villageoise au tournant du vingtième siècle.

La dernière création en 2013, "Mademoiselle de La Motte" l'insoumise" nous fait remonter le temps et les siècles, pour plonger dans le quotidien d'une illustre famille aristocratique du village, les de Boisé de Courcenay. L'histoire se déroule en 1589, pendant les guerres de religion en Bas-Berry.

La connaissance et la promotion du patrimoine historique du village, passe aussi par ce blog, quotidiennement actualisé par les recherches menées par l'atelier histoire de l'association.

C'est ainsi, qu'ont été mis à jour des documents tout à fait exceptionnels à propos de l'école de Velles. Ils ont très probablement été réalisés par Monsieur Defradat, Directeur de l'école de Velles de 1922 à 1952.

Passeur de mémoire, et préoccupé des traces laissées aux générations à venir, c'est à lui que l'on doit le formidable document sur l'Exode de 1940 à Velles, que l'on publie, sous forme de feuilleton historique dans ce blog.

Le document que l'on présente aujourd'hui, retrace l'histoire de l'école de Velles, de sa fondation, le 19 novembre 1846 à l'année 1952 qui vit la fin de l'activité professionnelle de Monsieur Defradat.

On peut y lire ceci :

" 19 Novembre 1846 : Fondation de l'Ecole.

De 1846 à 1855 : La classe est installée dans le logement particulier de l'instituteur près de la place publique.

En 1855 : La Commune échange avec la famille de Montaigu, contre une concession perpétuelle au cimetière, un terrain sur lequel elle fait construire une habitation comprenant une salle de classe, le logement de l'instituteur à l'étage et une Mairie. (cout 6000 fr)

En 1856 : On installe le nouveau mobilier de la classe, grandes et lourdes tables inclinées en chêne. (cout 300 fr),

En 1873 : Premier agrandissement de l'école ; construction de la première classe actuelle, l'ancienne classe étant laissée à l'instituteur pour son logement.

En 1900 : Après la création d'un second poste d'instituteur, on construit la deuxième classe actuelle et un logement pour l'adjoint.

En 1932 : Un mobilier plus moderne est mis en service.

En 1937 :  Le chauffage central est installé.

Monsieur Défradat, précise ensuite les conditions de fonctionnement de l'école :

De 1846 à 1884 : L'école n'est pas gratuite. Les parents doivent acquitter une rétribution mensuelle qui a varié de 1,25fr à 2fr pour les grands élèves, de 0,90fr à 1,50fr pour les moyens, de 0,50fr à 0,80fr pour les petits.
A partir de 1861 est institué l'abonnement pour l'année dans le but de favoriser la fréquentation. Le prix en a varié de 10 à 12fr pour les élèves de plus de 7 ans, de 7 à 9fr pour ceux de moins de 7 ans. Cette rétribution à laquelle s'ajoute une indemnité communale forme le traitement de l'instituteur. Il se monte par an à 600fr en 1853, 700fr en 1863, 800fr en 1871 et 900fr en 1879.

En 1884 : La loi sur l'obligation et la gratuité de l'enseignement primaire supprime la rétribution ; les élèves n'ont plus à payer que leurs fournitures scolaires.

En 1921 : La Commune prend  à sa charge les fournitures scolaires ; l'enseignement devient absolument gratuit.

En 1924 : Une cantine scolaire est organisée, servant aux enfants le repas de midi pour un prix modique.

En 1926 : Une visite médicale annuelle des élèves est instituée, sur l'initiative communale avant l'organisation départementale du service actuel.

Le document présente ensuite le tableau des "Maitres", Directeurs et Adjoints. Six directeurs se sont succédés sur un peu plus d'un siècle..... On est loin de la mobilité actuelle...
Le Directeur d'école avait, dés lors, un fort enracinement dans le village, et marquait la vie de dizaines d'élèves. Plusieurs habitants du village se souviennent avec émotion de Monsieur Défradat, dont les écrits, à l'image de ceux de  Maxime Rousseau, curé du village, portent témoignage sur le passé de notre commune.

M. PICAUD          1846-1879   33 ans de présence

M. DUPONT         1879-1880    1 an de présence (exception qui confirme la règle)

M. BOITARD       1880-1902   22 ans de présence

M. BOURBON      1902-1922   20 ans de présence

M. DEFRADAT    1922-1952   30 ans de présence




Le dossier sur l'école de Velles est accessible au format pdf en suivant ce lien https://www.dropbox.com/s/39uko85p225lvci/HISTORIC-ECOLE-MAITRES.pdf





D'un siècle à l'autre........

La troupe Festi'Velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de velles les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", dans le cadre du " Festi'Lumière de Velles 2014".
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vendredi 7 février 2014

Les enfants assistés à l'époque du P'tit Capuchon.

Si la dernière création de la troupe Festivelles, "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", nous transporte à la fin de la Renaissance, le précédent spectacle : "Le P'tit Capuchon" traitait des mœurs sociales au tournant des 19ième et 20iéme siècle, particulièrement des filles-mères rejetées à l'époque par le village.

Les archives écrites ont ce coté magique qu'à leur simple lecture, nous découvrons toute une peinture sociale des siècles passés.

Ainsi la lecture  des délibérations du Conseil Général de l'Indre, en 1861, nous apprend ceci à propos des enfants assistés :

La commission de l'hospice de Châteauroux, seul hospice dépositaire pour les enfants assistés du département, vous demande et je me joins à elle pour vous prier d'accorder à cet établissement, la remise d'une somme de 4835fr et 97ct formant l'excédant des crédits alloués pour 1859, sur les dépenses faites pendant la même année, en ce qui concerne les enfants assistés placés dans les campagnes.

Cet excédent n'est qu'apparent, il n'a lieu qu'au détriment de la dépense intérieure faite par l'hospice pour les enfants assistés, dépense qui se trouve augmentée d'autant.

Au 31 décembre 1859, les enfants assistés, tous au dessous de 12 ans étaient au nombre de 622, savoir :
                                                           Enfants trouvés             34

                                                           Enfants abandonnés      119

                                                           Orphelins pauvres         176

                                                           Enfants de filles-mères  293

Ils ont été répartis comme il suit :

                                                           A l'hospice central     53

                                                           A la campagne           279

                                                           Dans les familles        290

En outre en 1859, 416 ayant dépassé les 12 ans

                                                            A l'hospice central          33

                                                            Dans les orphelinats        1

                                                            Dans les institutions
                                                            de sourds muets               1

                                                            A la campagne                 240

                                                            Dans la colonie agricole 
                                                            de Mesnil-St Firmin        2

                                                             Dans les manufactures   36

                                                             En apprentissage            16

                                                             Placements divers           87        



D'un siècle à l'autre........

La troupe Festi'Velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne :"Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", dans le cadre du" Festi'Lumière de Velles 2014".
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jeudi 6 février 2014

1789. Seigneur de Boisé de Courcenay et les carrosses du Roi.

Le spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", créé en 2013 par la troupe Festi'Velles, met en scène une illustre famille aristocratique du village, les "de Boisé de Courcenay", en 1589, pendant les guerres de religion en Bas-Berry.

Gentilshommes Campagnards, à l'époque du spectacle, les Seigneurs de Boisé de Courcenay se tournèrent vers la Cour. Une nouvelle trace dans les archives en porte témoignage.

Dans la revue historique de la noblesse, publiée par André Borel d'Hauterive, on peut lire ceci pour l'année 1789 :

" Gentilshommes qui ont fait leurs preuves de noblesse au cabinet du Saint Esprit, devant Cherin, Juge d'armes de France, pour monter dans les carrosses du Roi"

Suit une liste de Seigneurs dont :

" Le Seigneur de Boisé de Courcenay"


D'un siècle à l'autre........

La troupe Festi'Velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte l'Insoumise", dans le cadre du "Festi'Lumière de Velles 2014".
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mercredi 5 février 2014

Exode 1940. Velles, terre d'accueil. Chapitre 3.

Nous publions sur ce blog, sous forme de feuilleton historique, l'intégralité d'un document rédigé et dactylographié par Monsieur DEFRADAT, Directeur de l'école de Velles, en 1947.

Conscient de son rôle de "Passeur d'Histoire", il écrit ceci :

"Dans trente ans, le récit en serait déformé, dans cinquante, à peu près oublié. Il est temps d'écrire pour les futurs habitants de Velles ce que fut, à Velles, cet exode. Le témoin qui essaie d'en faire le récit se porte garant de sa vérité".

                            "J'étais là, telle chose advint"

                                                                             Velles décembre 1947
                                                                                 M. Defradat


L'article publié aujourd'hui traite des premières arrivées de réfugiés :

" Leurs voitures qui regorgent de bagages sont coiffées d'un ou de plusieurs matelas. Ce sont des fugitifs qui ont tout abandonné, souvent à la hâte, et s'ils ont trouvé bon de transporter une partie de leur literie au dessus de leur tête, c'est que cette précaution pourra leur assurer, de jour, une protection contre les balles de mitrailleuses tirées d'avions et de nuit, un moelleux isolant s'ils sont réduits à camper ou à coucher sur la dure".






D'un siècle à l'autre.........

La troupe Festi'Velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", dans le cadre du" Festi'Lumière de Velles 2014".
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mardi 4 février 2014

Velles 1597. Querelles de chapelle.....

Le spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise" créé par la troupe Festi'Velles en 2013, met en scène l'histoire d'une illustre famille aristocratique du village : les de Boisé de Courcenay, en 1589, pendant les guerres de religion en Bas-Berry.

Les travaux sur les archives, menés par l'atelier histoire permettent, à travers ce blog, de vulgariser le patrimoine historique et culturel du village.

A cet effet, le chartrier de Beauregard est une véritable mine d'informations.

Ainsi en 1597, on y relève une sentence relative à une contestation de droits honorifiques dans une chapelle de l'église de Velles.

Ce type de querelles entre seigneurs était courant à l'époque. Le texte reproduit dans son intégralité, ci dessous, est intéressant, car on y lit une description de l'ancienne église, dont l'origine précise est un vrai sujet de recherche.
Par ailleurs une note 19ième, donne des indications sur l'implantation de l'église actuelle.


"1597. Mémoire sur les droits honorifiques (XVIII e siècle). Mention d'une sentence du 11 août 1597, plusieurs particuliers vouloient disputer les droits au seigneur de Boisay.
Il est confirmé dans tous ses droits. Les sieurs de Boisay ont une chapelle dans l'église de Velles qui est si ancienne qu'elle parait avoir été construite de tous temps.

Elle est ouverte au dehors et par le sanctuaire du coté de l'épitre. Les armes des Boisay sont en pierre au dessus de la porte et a une voute qui est ouverte sur l'église.

Ils ont aussi leur sépulture dans le chœur où il y a une tombe élevée avec les armes dessus".

Note (XIX ième siècle). La chapelle devra être reconstruite telle qu'elle existe du coté sur l'église. L'église devra être transportée plus au nord et plus avancée sur la place".


D'un siècle à l'autre........

La troupe Festi'velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de velles, le 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", dans le cadre du" Festi'Lumière de Velles 2014".
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lundi 3 février 2014

Seigneurs de Boisé de Courcenay à la Cour de Louis XV.

Le spectacle historique nocturne :" Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", créé en 2013 par la troupe Festi'Velles, met en scène une illustre famille aristocratique du village, les "de Boisé de Courcenay", en 1589, à l'époque des guerres de religion en Bas-Berry.

Les Seigneurs de Boisé de Courcenay, pouvaient être considérés comme des gentilhommes campagnards, tels que décrits par Monsieur de Vaissières, dans son ouvrage, et relatés dans un précédent article.

A l'issue de guerres de religion, certains d'entre eux se tournèrent vers la Cour. On peut penser que ce fût le cas pour la Maison de Boisé de Courcenay.

En effet dans la Gazette de France du vendredi 20 janvier 1769, on peut lire ceci :

" De Versailles le 18 janvier 1769,

Dimanche dernier, le Comte Dillon, colonel d'un régiment irlandois, fut présenté au Roi et à la famille Royale, qui signèrent le lendemain son contrat de mariage avec Demoiselle de Routh et celui du Comte de Boisé de Courcenay avec Demoiselle de Cugnac-Dampierre".

D'un siècle à l'autre........

La troupe Festi'Velles, réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise" , dans le cadre du "Festi'Lumière de Velles 2014".
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dimanche 2 février 2014

Velles, dernière commune au droit de pâturage en forêt.

Velles est un village passionné par son patrimoine local et historique. La création en 2013, par la troupe Festi'Velles du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", met en scène l'histoire d'une très ancienne et illustre famille aristocratique du village, les "de Boisé de Courcenay".

Curieusement, l'analyse des archives, particulièrement celles de l'Académie d'Orléans, a permis de relever que ce petit village du Bas-Berry est le dernier à bénéficier d'un droit d'usage très ancien : "le pâturage dans les forêts domaniales".

Lors de sa séance du 6 juin 2002, Monsieur Roger Lafouge a présenté une étude sur l'évolution des droits d'usage dans les forêts domaniales du Centre.

On peut y lire ceci  :

"Pendant de longs siècles, les forêts domaniales du centre ont contribué, grâce à l'exercice des droits d'usage, à la survie des populations locales.

Ces droits qui confèrent au titulaire, l'usager, suivant le titre qu'il détient et conformément à ses besoins, le droit de prélever une partie des produits de la forêt d'autrui, sont d'origine très ancienne.

Ils se sont développés au Moyen Age, jusqu'à mettre en péril l'existence même de certains massifs. Les rois, par des ordonnances successives, ont progressivement codifié ces droits qui s'inscrivaient parfaitement dans l'ordre juridique et l'ordre économique de l'Ancien Régime.

La Révolution avec la promulgation d'un nouveau code forestier et la création d'une nouvelle administration forestière, va se doter de moyens d'agir.

Ces droits vont progressivement s'éteindre, surtout en raison du progrès économique qui fera disparaitre petit à petit, les justifications techniques de ces pratiques.

Si de nos jours, les droits d'usage sont pratiquement tombés en désuétude, on voit apparaitre de nouvelles servitudes qui interfèrent avec la gestion forestière. 

Désignés le plus souvent par des vocables anciens,  de ces mots usés par le temps, mots amortis qu'éteint la patine des siècles, les droits d'usages sont multiples car ils n'ont selon les termes de Meaume : pas d'autres limites que les besoins et la volonté de l'homme.

Pour la commodité de l'exposé, ils seront regroupés en trois grandes catégories :

La première rassemble les droits d'usage au bois et comprend : l'affouage (usage au bois de chauffage), le maronage ( usage au bois d'œuvre), l'usage au bois mort, l'usage aux morts bois.
Par mort bois, on entend le bois vif appartenant à certaines espèces secondaires d'arbres et d'arbustes.
Très souvent pour les définir on fait appel à la charte aux Normands accordée par Louis X le Hutin en 1315.

La seconde concerne les droits d'introduire les animaux domestiques en forêt. On distingue le pâturage pour l'introduction des bêtes aumailles (vaches-bœufs) et chevalines, le pacage pour l'introduction des ovins et caprins, le panage ou glandée pour l'introduction des porcs.

Enfin, la troisième réunit les usages aux autres produits de la forêt. La liste n'est pas limitative. Il est souvent fait état de soutrage (extraction du gazon), de la feuillée ( prélèvement des feuilles mortes).
Il en existe beaucoup d'autres, tel par exemple, le droit reconnu jadis aux villageois riverains de la forêt d'Orléans de prélever en forêt, les essaims d'abeilles".

Plus loin dans son rapport, on lit ceci à propos du droit de pâturage :

"Dès après la seconde guerre mondiale, le phénomène s'était accéléré et constatant le sens de l'évolution, l'aménagiste de la forêt d'Orléans écrivait en 1946 : il est probable que dans quelques dizaines d'années, le pâturage en forêt ne sera plus qu'un souvenir.

Tel semble bien être le cas d'aujourd'hui, car en ce début du XXI ième siècle, une seule commune, Velles, continue à demander pour la ferme du petit Boisay, l'autorisation d'introduire quarante bovins en forêt de Châteauroux.
Nécessité économique ? certainement pas, aucune bête, depuis de nombreuses années ne pâture en forêt. Routine ? Désir de ne pas perdre un droit d'usage dont on aura peut être besoin dans l'avenir ? Respect d'une tradition ancestrale ?
Peut être chacun de ces motifs explique-t-il en partie l'attitude des élus de la commune de Velles.

Clin d'œil de l'histoire, la ferme du Petit Boisay appartenait à la famille de Mademoiselle de La Motte, de son vrai nom : Françoise de Boisé de Courcenay.

La troupe Festi'Velles, réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte - l'Insoumise", dans le cadre du "Festi'Lumière de Velles 2014".
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samedi 1 février 2014

1900 L'Indre à l'heure internationale......

On dit souvent que les départements ruraux, tels que l'Indre sont souvent repliés sur eux-mêmes et peu ouverts au monde.

L'analyse des archives, particulièrement celles de la Chambre de Commerce de l'Indre, prouve le contraire, mieux, montre dés cette époque, une réelle sensibilisation au commerce international.

Lors de sa séance du 11 avril 1900, elle vote le vœu suivant :


" La Chambre de Commerce de l'Indre s'associe à la demande adressée à Monsieur le Ministre du commerce par la chambre de commerce de Bordeaux, le 9 janvier dernier, à l'effet d'obtenir l'étude d'une mesure ayant pour but d'exonérer de deux ans de service militaire, les jeunes gens qui feront un stage de deux ans à l'étranger pour apprendre au moins deux langues et qui auront satisfait après ce séjour, à des épreuves déterminées.

La Chambre estime en effet que l'exécution de ce projet, d'une utilité certaine au point de vue commercial, aurait l'avantage au point de vue militaire, de mettre à la disposition de l'armée dans la réserve, des jeunes gens ayant la pratique des langues étrangères"


D'un siècle à l'autre.........

La troupe Festi'Velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise", dans le cadre du "Festi'Lumière de Velles 2014".
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vendredi 31 janvier 2014

Gentilshommes campagnards, de l'ancienne France.

Dans le spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise" créé en 2013, la troupe Festi'Velles met en scène l'histoire d'une vieille famille aristocratique du village, les "de Boisé de Courcenay" en 1589, à la fin de la Renaissance, pendant les guerres de religion en Bas-Berry.

La consultation des archives a permis de découvrir dans le "bulletin du comité des travaux historiques et scientifiques, section des sciences économiques et sociales, Paris 1903" un rapport rédigé par Monsieur Ducrocq, relatif à l'ouvrage de P. de Vaissières " Gentilshommes campagnards de l'ancienne France"

La lecture de ce rapport est particulièrement intéressante et permet de mieux comprendre le mode de vie des principaux personnages du spectacle, issus de cette noblesse rurale et terrienne.

Voici le contenu de ce rapport :

" Cette étude présente un réel intérêt à la fois pour l'histoire de l'économie rurale et pour l'histoire du droit. Elle commence au XVI ième siècle et elle est divisée en deux périodes d'une durée très inégale et de caractères différents : l'une qui va du début du XVI iéme siècle jusqu'aux guerres de religion, l'autre qui va des guerres de religion  jusqu'à la Révolution.

L'auteur considère la première comme l'âge d'or de la noblesse.

Le seigneur demeure alors sur ses domaines ; de très vieilles traditions l'attachant à la campagne. En outre, il éprouve une vive aversion pour les communes qui se sont soustraites à sa domination.

A la ville, il se heurte à l'hostilité des bourgeois, et la vie lui coûterait trop cher pour tenir un rang parmi eux.

Au contraire, à la campagne, le noble vit largement parce qu'il n'est pas tenu au même train de maison et que l'agriculture est prospère.

Au XVI iéme siècle, la situation économique fut très favorable à ceux des gentilshommes campagnards qui cultivaient eux mêmes leurs terres, car le prix du blé s'éleva, mais non celui de la main d'œuvre agricole.

Mais la dépréciation des métaux précieux fut nuisible aux propriétaires dont les revenus avaient été fixés en argent par des contrats antérieurs perpétuels ou de longue durée  et telle était la situation d'une partie de la noblesse) : Ceux ci ne touchaient pas plus d'argent que jadis, et cette monnaie (d'après les travaux les plus récents et les plus autorisés) ne leur conférait plus dans la période 1551-1575 qu'un pouvoir d'achat moitié moindre.

En outre, l'on n'est riche que relativement, et il est incontestable qu'au XVI ième siècle, la fortune mobilière (industrielle, commerciale et financière) s'accrut beaucoup plus vite que la fortune territoriale.

Il y a lieu de penser que la décadence économique de l'aristocratie foncière remonte à une date bien antérieure aux guerres de religion et que, dans les trois premiers quarts du XVI ième siècle, elle s'accentue rapidement sans être cependant un fait accompli.

L'auteur voit encore une cause de la persistance de l'aisance matérielle chez les gentilshommes campagnards dans les traditions de communauté en vertu desquelles les frères restaient dans l'indivision à la mort du père de famille.

Ils évitaient ainsi l'émiettement du domaine que le seul droit d'ainesse n'aurait pu prévenir à raison de son insuffisance.

La noblesse campagnarde avait d'autres raisons de rester sur ses terres. Au XVI ième siècle, elle jouit parmi les populations rurales d'une autorité morale.

Son rôle miliaire lui confère un grand prestige : les gentilshommes ont conservé quelque chose de leurs fonctions administratives et judiciaires.

Enfin, ils ne jouissent pas seulement du respect que confère l'autorité, mais encore de l'affection qu'engendre le patronage exercé dans un esprit de sincère charité.

Ils secourent les pauvres et les malades ; ils s'associent aux fêtes familiales et aux fêtes villageoises des paysans ; ils ne rougissent pas de s'asseoir à leurs tables.

Ceux qui oppriment et maltraitent leurs manants sont la minorité ; d'ailleurs, les manants savent se défendre, se venger ou s'adresser à la justice royale pour faire condamner le coupable.

La condition du paysan sous l'ancien régime a été parfois dépeinte sous des couleurs trop sombres ; peut être l'est elle ici sous un aspect trop idyllique?

L'auteur a su faire revivre les personnages, qu'il défend avec tant de conviction. Il décrit leurs gentilshommières modestes et médiocrement confortables. Il les montre s'occupant très activement de la culture de leurs terres ; il raconte leurs mangeries et beuveries épiques ; leurs plaisanteries le plus souvent grossières, leurs récits graveleux, leurs aventures galantes, leurs querelles, leurs rixes après boire, leurs duels ou leurs batailles suscitées tantôt par des questions de point d'honneur, tantôt par des questions de préséances comme celles des honneurs de l'église.

Il y a dans cette partie de l'ouvrage toute une série de tableaux tracés avec une vigueur et une intensité de vie remarquables et d'après une très abondante et très sérieuse documentation.

Avec le chapitre II, commence la seconde période de l'histoire des gentilshommes ruraux. C'est l'histoire du déracinement d'une bonne partie d'entre eux, de leur émigration hors des campagnes, malgré les objurgations des agronomes et des moralistes qui cherchent à les retenir aux champs.

Ce n'est pas vers la ville qu'ils s'en vont, mais vers la Cour ; cet exode commence au XVII iéme siècle.

Les guerres de religion les ont déshabitués de la vie rurale ; elles les ont aussi appauvris, et dès lors, ils se tournent vers la Cour, où ils vont solliciter charges et pensions. Ils y sont également poussés par le goût du luxe qui les a envahis ; ils y sont attirés par la vie facile, pleine d'imprévus et de variété que l'on y mène ; par leur désir de gloire et de distinctions ; ils y sont attirés enfin par la politique royale qui s'efforce de réduire la noblesse au rôle  de décor pompeux rehaussant la majesté du monarque.

D'autre part, à cause des transformations survenues dans les institutions militaires, il ne leur est plus possible de concilier le métier des armes pour lequel, ils ont toujours un goût très vif, avec le séjour sur leurs terres ; la carrière militaire les astreint désormais à un service constant et d'une durée indéfinie. Ils ne peuvent revenir à leurs domaines qu'en se démettant de leurs grades.

En outre, ils n'ont plus dans les campagnes, le même prestige. Depuis l'organisation des milices, ils n'ont plus le privilège exclusif de porter les armes, ce qui les diminue aux yeux des paysans.

Ils ont maintenant perdu toutes les fonctions administratives et judiciaires ; le gouvernement central a entrepris de pourvoir seul à l'assistance publique ; les offices sont vénaux, donc adjugés au plus fort enchérisseur ; le seigneur ruiné ou à demi ruiné ne peut les disputer au bourgeois riche et avide de places.

Le noble qui reste à la campagne est condamné à végéter.

Ce chapitre est des mieux réussis ; les causes qui ont poussé les nobles, à quitter leurs terres, y sont magistralement exposées ; l'auteur y fait preuve d'une érudition très riche et du meilleur aloi.

Peut être cependant, aurait-t-il pu se demander si la noblesse rurale, privée de son rôle politique, n'avait pas encore un rôle économique à jouer : celui du grand propriétaire qui (soit qu'il fasse valoir lui même ses terres, soit qu'il les fasse cultiver par un métayer, soit qu'il les afferme) est l'initiateur du progrès dans les campagnes.

Ce role éducateur qui pouvait lui conserver son influence, elle ne l'a pas joué, sauf, comme le montre M. de Vaissières, dans les dernières années de l'ancien régime.

Elle ne le put sans doute pas, à cause des obstacles qui entravaient le progrès de l'agriculture. Ces obstacles sont indiqués sommairement dans le chapitre IV. C'était le régime fiscal qui faisait porter sur la terre, la plus forte partie  des impôts : bien que le seigneur ne payât pas la taille pour les terres nobles ni pour les terres roturières jusqu'à concurrence de deux charrues, ils ne souffrait pas moins indirectement du régime fiscal : pauvres fermiers, pauvres propriétaires.

C'étaient aussi les ravages continuels causés par les troupes ; ajoutez à cela que le gentilhomme,  après un long séjour à l'armée, retrouvait son habitation et ses bâtiments dans un état de complet délabrement et ses terres en friche.

Mais la longue décadence de l'agriculture eut une autre cause d'une très grande importance, sur laquelle il eut été bon d'appeler l'attention  :

La législation économique qui, pendant tant d'années, sauf au temps de Sully, sacrifia l'agriculture à l'industrie et au commerce, parce que ces deux formes de l'activité économique étaient considérées comme les facteurs prépondérants de la richesse des nations.

Quelques pages n'eussent peut être pas été de trop pour montrer l'influence exercée sur la condition des gentilshommes campagnards par la politique dite mercantiliste ou colbertiste et la police des grains.

La lecture de l'Ami des hommes, que l'auteur connait bien, aurait du attirer son attention sur ce point. Il aurait du être frappé par la violence avec laquelle, le gentilhomme agriculteur s'élève contre cette législation issue d'un engouement exclusif et mal entendu pour l'industrie et le commerce ; mieux comprendre la valeur de ces mots sans cesse répétés par le marquis de Mirabeau à l'adresse du  gouvernement : "aimez, chérissez l'agriculture".

Enfin, sur le mouvement de retour vers l'agriculture qui se produisit, dans les milieux officiels, à la fin du XVIII ième siècle, l'auteur aurait pu trouver plus d'un enseignement utile dans l'ouvrage, non mentionné par lui, qui a été publié en 1822 par un membre de la Section et dans lequel les procès-verbaux du comité d'administration de l'agriculture au contrôle général des finances, extraits des archives nationales, ont été reproduites.

On est surpris aussi de ne pas voir indiqué, le rapport existant entre le mouvement politique et la doctrine des physiocrates.

Le chapitre III montre comment, à la suite du "déracinement" d'une partie de la noblesse, celle ci se trouva scindée en deux classes antagonistes : l'une menant à la Cour, une vie fastueuse et frivole, l'autre vivant pauvrement sur ses terres.

La première méprisait la seconde qui fût ridiculisée par la littérature des XVII iéme et XVIII ième siècles. On trouvera sur ce point, dans le livre que nous analysons, la plus intéressante enquête.

Dans le chapitre IV, l'auteur s'efforce de réhabiliter ces gentilshommes campagnards des dernières années du XVIII ième siècle, dénigrés par la noblesse de Cour.

Ce n'étaient pas, dit il, des personnages inutiles ; ils consacraient une bonne partie de leur vie au service de leur patrie ; on les trouve sur tous les champs de bataille".

Ce n'étaient pas non plus des tyrans de campagne, ou du moins, ceux qui opprimaient les paysans étaient des exceptions ; l'ivrognerie et la débauche habituelles n'étaient, de même, le fait que de quelques uns.

La plupart étaient aimés des paysans qui, plus d'une fois, les défendirent ou essayèrent de les défendre contre les révolutionnaires.

Ici encore, il y a peut être un peu trop d'optimisme : il est certain pourtant que les seigneurs résidant sur leurs terres et dont certains ne différaient du populaire que par la dignité sociale, non par la condition économique, n'étaient pas ceux que détestaient les paysans et dont ceux ci incendièrent les châteaux.

En résumé, le livre de Monsieur de Vaissières, constitue une œuvre littéraire, pleine d'intérêt. On y trouve un souci constant de la forme, la recherche du pittoresque et de la couleur, un réel talent à évoquer de la poussière des textes, les figures animées des personnages dont l'auteur retrace l'histoire. Cet ouvrage constitue également une étude historique très sérieuse et d'un solide mérite ; nombres de pages sont écrites de première main, d'après des documents puisés dans les archives nationales".
                                                                                                                        Th DUCROCQ

Ce texte donne un éclairage tout à fait intéressant  sur cette aristocratie rurale, à laquelle appartenait la famille de Mademoiselle de La Motte. Les travaux que nous menons sur cette Maison, nous laissent penser que dans la phase de déracinement dont parle le rapport, Les Seigneurs de Boisé de Courcenay firent partie de la noblesse de Cour. Un document que nous publierons dans un prochain article, tend à le démontrer.

D'un siècle à l'autre.......

La troupe Festi'Velles réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise", dans le cadre du "Festi'Lumière de Velles 2014".
(Tarifs-Billetterie-Réservations, voir la rubrique liens de ce blog)


jeudi 30 janvier 2014

1567. de l'Inde à l'Indre, par Nicolas de Nicolay.

Nicolas de Nicolay, déjà évoqué dans de précédents articles, était un géographe. Il fut valet de chambre de Charles IX.

A la demande de Catherine de Médicis, il rédigea en 1567, deux manuscrits intitulés :" Description générale du Pais et Duché de Berry et Doicèse de Bourges".

En 1865, Monsieur Victor Advielle lança une souscription pour publier ces manuscrits dont l'un d'eux, porte les armes de Catherine de Médicis.

George Sand et Maurice Sand furent souscripteurs de cet ouvrage.

Dans un charmant vieux français, on peut y lire ceci à propos du fleuve qui donne son nom à notre département :

" Le fleuve d'Indre prend sa naissance près Sainte Sévère et passe, par La Chastre en Berry, par le milieu du bourg d'Ardente et ioignant la ville de Chasteau-Roux, puis le bourg et le chasteau de Ville-Dieu, à la ville de Buzancays, à Palluau et à Chastillon-sur-Indre, et de là, sortant de Berry, s'en va rendre au dessus de Saumur en la rivière de Loyre.*
L'eau de ce fleuve est à peu près couleur d'Inde, un peu verdoyante, à cause de quoy plusieurs sont d'oppinion qu'il a premièrement este appelé Inde, et, depuis, par un mot corrompu : Indre.
Et produict toutes sortes de poissons d'eau doulce et en especial barbeaux et bonnes truictes".



D'un siècle à l'autre......

La troupe Festi'Velles, réinvestira le théâtre de verdure des prairies de Velles, les 4-5-6-7 juillet prochains, pour présenter la nouvelle édition du spectacle historique nocturne : "Mademoiselle de La Motte-l'Insoumise" dans le cadre du Festi'Lumière de Velles 2014.
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mercredi 29 janvier 2014

Exode 1940. Velles terre d'accueil. Chapitre 2

L'Atelier Histoire de l'association Festi'Velles, a décidé de publier sous forme de feuilleton historique, l'intégralité du document rédigé et dactylographié par Monsieur DEFRADAT, instituteur à Velles, en 1947.

Conscient de son rôle de"Passeur d'Histoire", il écrit ceci :

"Dans trente ans, le récit en serait déformé, dans cinquante, à peu près oublié. Il est temps d'écrire pour les futurs habitants de Velles ce que fut, à Velles, cet exode. Le témoin oculaire qui essaie d'en faire le récit se porte garant de sa vérité".

                                                "J'étais là, telle chose advint"

                                                                                         Velles décembre 1947

                                                                                                  M. DEFRADAT.

L'article publié aujourd'hui, traite des préparatifs de 1939 :

"En 1939, dès que la menace de guerre se précisa, la Commune de Velles fut avisée, le 26 aôut, par les soins de la Préfecture, qu'elle aurait à héberger un important contingent de réfugiés des département frontière qu'on se décidait à évacuer : quatre cents environ".

"On fit procéder au nettoyage de toutes les pièces susceptibles de recevoir nos hôtes, la municipalité se pourvut, pour parer au plus pressé, de denrées alimentaires : pâtes, riz, sucre, café...., destinés à assurer quelques repas chauds à l'arrivée.
Elle fit des commandes de chalits de treillage, acheta à l'usine Balsan des toiles de jute servant à l'emballage des laines brutes pour la confection des paillasses, des pièces de toile où l'on trouverait des torchons, draps ou sacs de couchage. La Croix-Rouge envoya une fourniture de couvertures de laine et de couvre-pieds. On fit, dans toute la commune des collectes de literie, d'appareils de chauffage, d'ustensiles de cuisine, de légumes et de fruits....et l'on attendit ! Or , il n'arriva rien ou à peu près".





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