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vendredi 16 janvier 2015

1854. Le chemin de fer transversal dans l'Indre. Chapitre18.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1854-1855, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications. Celle relative au chemin de fer transversal dans l'Indre a retenu notre attention. On peut y lire ceci :

"M. Mauduit a appris que, à Loches, on avait émis des suffrages et proposé des souscriptions pour un chemin de fer de Tours à Châteauroux par la vallée de l'Indre.

Il voit donc ainsi cinq projets en présence, 1/de Tours à Vierzon, 2/ de Port-de-Piles à Châteauroux et à Montluçon, 3/ de Poitiers à Montluçon par Argenton, 4/ de Poitiers à Montluçon par Montmorillon et Guéret, 5/ de Limoges à Montluçon.

M. E. Guillon conclut de tous ces projets qu'il y a un besoin véritable de faire communiquer l'est avec l'ouest.

L'Allemagne a établi ses communications avec le Nord. Au centre, la ligne de Vierzon à Tours serait insuffisante. Limoges a la prétention d'appeler ce transit. L'Indre qui se trouve intermédiaire, doit chercher à fournir un passage entre Lyon, La Rochelle et Nantes. Nous devons étudier les motifs qui pourraient le mieux faire obtenir ce résultat.

M. David ne pense pas qu'il puisse modifier son projet lorsqu'il a été appuyé par l'unanimité du Conseil Général de L'Indre.

M. Veillat objecte qu'à l'époque de cette délibération du Conseil Général, on ne connaissait sans doute que le projet de M. David.

 M de Belâbre répond que le Conseil Général avait parfaitement connaissance du projet de M Navelet, qu'il en était de même des députés quand ils avaient appuyé au ministère des travaux publics le tracé de la compagnie David.

Quant au moyen d'obtenir un nouveau chemin de fer dans l'Indre, il n'y a d'après lui, que la célérité.

La compagnie qui sera la plus tôt prête, obtiendra la concession si elle peut justifier de ses moyens au ministère. Si l'on attend que d'autres projets viennent à l'encontre, le département de l'Indre pourra échouer."

                                                                         ( à suivre )

 
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mercredi 14 janvier 2015

1854. Le chemin de fer transversal dans l'Indre. Chapitre 17.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1854-1855, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications. Celle relative au chemin de fer transversal dans l'Indre a retenu notre attention, on peut y lire ceci :

"M. Faucorneau- Dufresnes demande pourquoi on renoncerait à examiner le projet de M. Navelet. Cette discussion ne peut que révéler les intérêts du Pays.

La Société n'a pas de sanction, elle n'a pas à adopter le projet de M. Navelet, pas plus qu'elle n'a adopté le projet David.

Quand ici, nous avons donné des signatures, nous agissions comme individus et non comme corps. Dans cette séance, on ne veut que s'éclairer mutuellement par des causeries.

C'est ailleurs que des résultats peuvent être obtenus. Comme chacun parle pour sa localité, il ne faut pas s'étonner que les habitants de Châteauroux mettent en avant leurs intérêts. Cette ville croit que le chemin de fer transversal a plus de chances de succès en se portant sur un grand centre de population, possédant beaucoup de commerces, une grande manufacture, un établissement militaire important etc.. Plutôt que de couper le département et de croiser le chemin de fer de Paris dans un chef lieu de canton.

On s'agite en ce moment à Châteauroux à ce sujet. La Société d'agriculture s'est réunie et a nommé un rapporteur de cette question, son Président, M Muret de Bort, dont on connait l'influence et les connaissances toutes spéciales. Le Maire, le Conseiller Général prennent aussi fait et cause.

Sans soutenir particulièrement le projet de M. Navelet, M F. Dufresne constate que de Port-de-Piles à Châteauroux, il n'y a pas de difficultés à surmonter, tandis qu'il y en a beaucoup dans le projet de la compagnie David. Que d'autre part, en atteignant sur ce point le chemin de Bordeaux, on donne la main à Poitiers et à Tours et l'on accorde une demi-satisfation aux intérêts des vallées de la Creuse et de l'Indre qui semblent aujourd'hui entrer en rivalité."


                                                                                                                ( à suivre )


 
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mardi 13 janvier 2015

1854. Le chemin de fer transversal dans l'Indre. Chapitre16

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1854-1855, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications. Celle relative au chemin de fer transversal dans l'Indre a retenu notre attention. On peut y lire ceci :

"Discussion :

M. A. de Beaufort déclare qu'il avait demandé l'ajournement du projet de M. Navelet, dans le but de la faire écarter.

L'amour du pays natal est sans doute respectable, mais il ne faut pas le pousser trop loin. La Brenne a véritablement exploité ses misères, on lui a accordé toutes espèces d'avantages, sans qu'elle semble s'apercevoir que c'était au détriment des autres localités.

Complètement désintéressé dans la question, il s'exprimera avec liberté. On prétend établir un transit de Nantes à Lyon par Port-de-Piles et Mézières, comme si la chose était praticable.

Le jour où ce transit aura paru assez important, ne verra-t-on pas la puissante Compagnie d'Orléans combler la lacune qui existe entre Tours et Vierzon ?

Ce travail sera cent fois plus facile qu'une voie ferrée de Saumur à Port-de Piles et de Port-de-Piles à Châteauroux et à Montluçon etc..

S'il n'y avait que le projet de M. Navelet en question pour le département, on pourrait l'examiner à fond. Mais il a l'inconvénient de venir entraver celui de la compagnie David, qui, dans notre département, répond à beaucoup d'intérêts et qui peut échouer par suite de cet antagonisme. 

Par cette raison, M de Beaufort demande que la Société dise qu'il n'y a pas lieu à délibérer.


                                                                                                      ( à suivre )
 
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samedi 10 janvier 2015

1854. Le chemin de fer transversal dans l'Indre. Chapitre 15.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

 
La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1854-1855, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications. En particulier celle qui traite du chemin de fer transversal dans l'Indre. On peut y lire ceci :

"Les données topographiques de ce tracé présentent des conditions d'exécution très faciles. Trois vallées à côtoyer : la Vienne, la Claise, l'Indre, peu ou point de vallées en travers, ni de travaux d'art importants, les matériaux sur place, les terrains à bon marché, une suite de belles lignes droites, liées par des courbes à grand rayon.

Le Ministre a autorisé les études. Des protections puissantes sont acquises. Les ressources financières ne paraissent pas douteuses. Telles sont les conditions actuelles du projet.

Intérêt à desservir :

1/ Villes : Poitiers, Chatellerault, Le Mans, Tours, Châteauroux, Issoudun, Bourges, La Châtre, Montluçon.

2/ Cantons : Dangé, Ligueil, La Haye, Pressigny, Preuilly, Mézières, Tournon, Buzançais, Ardentes, Chateaumeillant.

3/ Etablissements militaires : Saumur, école de cavalerie ; Chatellerault, manufacture d'armes ; Châteauroux, équipages militaires ; Bourges, dépôt d'artillerie.

4/ Seize établissements métallurgiques, contenant 61 ateliers, dans le département de l'Indre, sur la ligne ou à 18km au plus, non compris les forges du Cher.

5/ Deux fabriques de porcelaine.

6/ Tanneries à Issoudun, Châteauroux, Levroux, Buzançais, Chatillon, Abilly.

7/ Industries manufacturières de Châteauroux

8/ Sur le cours seul de la Claise : 150 paires de meules à blé, pouvant moudre chaque jour plus de 225 tonnes de farine, dont une grande quantité est livrée au commerce extérieur ( 200 tonnes par jour sur 35 kilomètres).

9/ 30 à 40.000 hectares de forêts dont 12.000 en partie à l'Etat, d'où les ports tireraient du bois de marine.

10/ Mines de fer, castine, pierres meulières à Vic-Coussay, Lésigny, Yzeures ; terre réfractaire pour la porcelaine à Saint-Gemme, à Martizay.

11/Carrières de pierres de taille magnifiques à Pressigny, à Clion ; chaux hydraulique à Azay et Paunay ; importation de chaux pour l'agriculture, de Châteauroux sur les terrains argilo-siliceux situés à l'est et à l'ouest de la ville.

12/ Ateliers de construction de machines à Abilly, chargée par le gouvernement du mécanisme des poudrières impériales.

13/ 13 à 1.400 jours de foires et marchés donnent lieu à un mouvement personnel considérable.

14/ Importation et transit de l'ouest à l'est : denrées coloniales, sel, ardoises, plâtre, engrais ; de l'est à l'ouest : houyille, fers, fontes, peaux, bois.

15/ Mouvement intérieur, exportation : laine, draps, cuirs, porcelaine, fers, fontes, minerai, castine, charbon, écorces, bois de construction, de charronnage, de marine ; vins, céréales, farines, chanvre, poisson, bétail, menues denrées ; pierres meulières, pierres de taille, chaux hydraulique, terre réfractaire, transport de chaux pour agriculture.

16/ Amélioration de la Brenne : 40.000 hectares d'étangs de bruyère à convertir en prairies et terres labourables ; développement agricole, assainissement qui en serait la suite.

17/ Aboutissants : Navigation de la Vienne et de la Loire, navigation du Cher.


                                                                                ( à suivre)
 
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jeudi 8 janvier 2015

1854. Le chemin de fer transversal de l'Indre. Chapitre 14.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1854-1855, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications . L'une d'entre elles a particulièrement retenu notre attention, le chemin de fer transversal de l'Indre. On peut y lire ceci :

"Châteauroux aurait un moyen facile d'absorber ce transit et de se placer ainsi sur un courant commercial desservant les rapports du littoral avec l'Europe centrale, on pourrait dire les rapports des deux mondes, car c'est là que s'établirait le passage des provenances de l'Amérique destinées à la Suisse, au Piémont, à l'Autriche, aux provinces du Danube à l'Empire Ottoman et va et versa, ainsi qu'une partie même du mouvement de la Méditerranée à l'Océan, entre Marseille et Nantes.

Le chef lieu de l'Indre se condamnera-t-il au rang de simple station sur une des branches des chemins du centre, lorsqu'il aurait une si belle position à conquérir ?

Quant à La Châtre, il s'agit pour cette ville d'un moyen de communication bien autrement avantageux que celui qui est projeté par Argenton, lequel offre de nombreuses difficultés entre ces deux points et de grands obstacles entre Le Blanc et Poitiers. 

Car le tracé de Montluçon à Châteauroux conduit de La Châtre à Châteauroux et à Paris, points beaucoup plus intéressants qu'Argenton et Le Blanc.

Le prolongement de Châteauroux sur Port-de-Piles, à moitié chemin de Tours et de Poitiers, conduit à la fois sur ces deux dernières villes, tandis que l'autre projet se dirige exclusivement sur Poitiers.

Le prolongement de Port-de-Piles sur Saumur ferait, de l'ensemble de la ligne de Montluçon à Saumur, le tracé direct de Lyon à Nantes".

                                                                                                 ( à suivre )



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mardi 6 janvier 2015

1854 Le Chemin de fer transversal de l'Indre. Chapitre 13.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

 
La consultation à travers Gallica, du compte rendu des travaux de la « Société du Département de l'Indre à Paris » pour l'exercice 1854-1855, nous permet de prendre connaissance de plusieurs communications. L'une d'entre elles a particulièrement retenu notre attention, le chemin de fer transversal dans l'Indre, on peut y lire ceci :

" La discussion sur le projet de chemin de fer de M Navelet a donc été ouverte dans la séance d'avril 1855. Nous croyons devoir reproduire la note de M. Navelet, qui avait été adressée à tous les membres de la société avec l'invitation pour assister à cette séance.

Projet de chemin de fer de Poert-de-Piles à Montluçon par Châteauroux, de M. Navelet, de Mézières, membre du Conseil Général de l'Indre.

Il existe plusieurs projets pour la jonction du chemin de fer de Tours à Bordeaux avec ceux du Centre. Deux de ces tracés se dirigeraient de Poitiers à Montluçon soit par Montmorillon, La Souterraine ou Guéret, soit par Argenton et La Châtre.

L'autre conduirait de Vierzon à Tours, parallèlement à la vallée du Cher.

Ces tracés sont contestables à cause des difficultés d'exécution quant aux premiers, et à cause de la concurrence du canal du Cher et du voisinage d'Orléans quant au second.

Cependant leur destination générale a dans son ensemble, une grande perspective d'utilité comme voies de l'est à l'ouest et comme jonction de lignes qui aboutissent, d'une part à l'océan, de l'autre à la frontière suisse".


                                                                                                     ( à suivre )
 
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samedi 3 janvier 2015

Voeux 2015





11.100

C'est le nombre de consultations enregistrées
sur le Blog de Festi'Velles
au 1er janvier 2015

Nous souhaitons une excellente année à tous 
nos lecteurs. 

Les publications reprendront le 6 janvier.

 

mercredi 24 décembre 2014

Joyeuses Fêtes



L'Atelier Histoire de Velles
(Association Festi'Velles)

est heureux de souhaiter à tous les lecteurs
de ce blog

d'excellentes fêtes de fin d'année


Les publications reprendront le 6 janvier 2015. 


mardi 23 décembre 2014

La seigneurie de Beauregard au 18 ième siècle. Chapitre 26.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation des archives départementales est toujours riche de surprises. La dernière trouvaille est un mémoire de maitrise, réalisé par une étudiante de l'université Paris-1, Monique Labaye.

Il traite, pour notre plus grand plaisir, de la Seigneurie de Beauregard au dix huitième siècle.

A l'image d'un précédent mémoire sur la population de Velles à la fin du dix septième siècle, nous publions ces travaux sous forme de feuilleton. Ce chapitre 26 traite toujours de la ferme-générale. On peut y lire ceci :

"La chute de la quote-part de 1784 ne doit pas faire illusion. Elle est en effet compensée par un emprunt de dix huit mille livres fait par le fermier général auprès du bailleur :

"Reconnu icelluy Geoffrion, preneur, que madite Dame de Courcenay acceptante, lui a prêté, tant en blé qu'en argent, en considération du présent bail et pour le faciliter dans ses différentes entreprises la somme de dix huit mille livres."

Or si l'on considère un corps de sous-baux conclu de 1788 à 1790, et inclus dans la ferme générale de 1784 dont l'entrée en vigueur s'est révélée effective à partir de 1788, il est possible d'approcher la part investie par Louis Geoffrion au fond de cheptel :

1788 : Métairie de la Motte
          
          " Evaluation du cheptel tenu de Louis Geoffrion : mille neuf cent soixante douze livres"

1790 : Métairie des Grands Chézeaux

          " Fond de cheptel payé en totalité des deniers de Louis Geoffrion : deux mille deux cents   livres."

           Locature de Courcenay

            "Fond de cheptel tenu de Louis Geoffrion : huit cents livres"

          Métairie du château de Courcenay

          " Fond de cheptel payé des deniers de Louis Geoffrion : deux mille huit cent soixante quinze livres".

           Locature du Petit Bellefond

         " Fond de cheptel estimé à quatre cents livres payé en totalité des deniers du sieur Geoffrion."

           Métairie de Vernusse

          "Trois mille trois cent soixante quatorze  livres fournies par le sieur Geoffrion en bestiaux de toute espèce, charrette, abeilles".

            Locature de Bouffe

          "Fond de cheptel de quatre cents livres payé des deniers de sieur Geoffrion".

Le total des sous-baux connus où le fond de cheptel appartient en propre à Geoffrion,

 atteint douze mille deux cent une livres. Bien que l'ensemble des unités d'exploitation où a été placé le cheptel en propre du fermier général ne soit pas complet, on peut dégager la part des dix huit mille livres employées à l'achat de bétail en retirant les sept mille six cent dix neuf livres mentionnées au bail de ferme générale des douze mille deux cent une livres des sous-baux: soit quatre mille cinq cent quatre vingt deux livres (moins du quart de l'emprunt).

L'apport financier et sa reconversion rapide par l'appropriation d'un fond, qu'il s'agit de faire-valoir, donnent au fermier général un rôle actif de premier plan.

Plus qu'un intermédiaire, dans le cas de la seigneurie de Beauregard, la ferme générale fait de son preneur, un exploitant à part entière qui reçoit la charge de la mise en valeur d'un fond personnel et étranger.

Faire du preneur de bail à la fois un propriétaire et un fermier, n'est ce pas pour le bailleur être assuré de voir son fermier général stimulé, dans une mise en valeur du fond où ses intérêts personnels sont directement en jeu?

                                                                                    ( A suivre )

 
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                                            collection privée.

 

lundi 22 décembre 2014

La seigneurie de Beauregard au 18 ième siècle. Chapitre 25.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation des archives départementales est toujours riche de surprises. La dernière trouvaille est un mémoire de maitrise, réalisé par une étudiante de l'université Paris-1, Monique Labaye.

Il traite, pour notre plus grand plaisir, de la Seigneurie de Beauregard au dix huitième siècle.

A l'image d'un précédent mémoire sur la population de Velles à la fin du dix septième siècle, nous publions ces travaux sous forme de feuilleton. Dans ce chapitre 25, Monique Labaye poursuit l'étude de la ferme générale. On peut y lire ceci :

"Les prescriptions concernant le versement de la quote-part nous apparaissent rigoureuses. Le délai d'un mois est court dans la mesure où les douze mille livres, dans une région et à une période où le numéraire est rare, doivent être difficiles à rassembler.

Mais ce détail, par là même, souligne les possibilités financières du groupe constitué par les fermiers généraux qui sont avant tout des hommes d'argent.

La clause de la quote-part disparait du bail de ferme générale de 1770 et de ceux constitués en 1870. Elle ne réapparait que pour le contrat de 1784.

"Se fera remettre ledit preneur par les fermiers actuels des biens compris audit bail, les bestiaux et autres effets de toute espèce dont il s'est chargé tant par les différents baux cy-devant datés, que par la reconnaissance fournie par ledit Augard audit feu de Courcenay devant Moreau, notaire à Châteauroux le 29 septembre 1780, montant au total, compris ceux dont icelluy preneur est aussi chargé par son bail, également cy-devant daté, à la somme de trente sept mille six cent dix neuf livres à laquelle dite somme, le sus-dit preneur s'oblige d'en rembourser à ma dite Dame de Courcenay celle de sept mille six cent dix neuf livres en deux termes égaux : à la Saint Martin de l'hiver 1787 : trois mille huit cent neuf livres dix sols, à la Saint-Martin de l'hiver 1789 : trois mille huit cent neuf livres dix sols"

Dans le cas du dernier bail de ferme générale, la quote-part du fermier atteint vingt pour cent du fond de cheptel. Elle est donc plus faible que celle de 1756 et son paiement s'opère selon des modalités plus simples par leur espacement dans le temps."

                                                                 ( A suivre )

 
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                                           collection privée



samedi 20 décembre 2014

La Seigneurie de Beauregard au 18 ième siècle. Chapitre 24.

La création en 2013 du spectacle historique nocturne : « Mademoiselle de La Motte- l'Insoumise », par la troupe Festi'Velles, dont le scénario se déroule en 1589, au sein d'une illustre famille aristocratique du village, les « de Boisé de Courcenay », a suscité un intérêt pour la connaissance et la promotion du patrimoine historique et culturel de Velles.

L'ouverture de l'« Atelier Histoire » répond à cette demande. L'objectif est d'animer quotidiennement ce blog par la publication d'articles dont la lecture permet la découverte d'un passé enfoui du village.

La consultation des archives départementales est toujours riche de surprises. La dernière trouvaille est un mémoire de maitrise, réalisé par une étudiante de l'université Paris-1, Monique Labaye.

Il traite, pour notre plus grand plaisir, de la Seigneurie de Beauregard au dix huitième siècle.

A l'image d'un précédent mémoire sur la population de Velles à la fin du dix septième siècle, nous publions ces travaux sous forme de feuilleton. Dans ce chapitre 24, l'étudiante poursuit son analyse de la "ferme-générale", on peut y lire ceci :

"Les transactions opérées entre bailleur et preneur que nous avons signalées pour les semences se retrouvent avec une variante en ce qui concerne le cheptel vif placé dans chaque unité d'exploitation.

Le système de la ferme générale correspond à une décharge, dans ce cas, partielle, du fond de cheptel, du bailleur en direction du preneur.

Cette décharge s'accompagne de deux opérations complémentaires : une estimation globale du bétail dès l'entrée en vigueur de la ferme générale et une participation active du fermier général en faveur de ce fond, sous forme de rachat d'une partie de celui-ci.

Si au départ, l'apport du fermier général n'était que purement financier, cet apport se convertit rapidement en fond d'exploitation : semences et bétail.

Dans ce rapport de transaction, le bailleur se définit de plus en plus comme un rentier du sol, alors que le preneur se transforme d'homme d'affaires en exploitant actif d'un fond qu'il s'est approprié selon des modalités diverses et de manière plus ou moins complète.

L'étude de l'apport des parties respectives en ce qui concerne le fond de cheptel, sur la période recouverte par l'ensemble des baux de la ferme générale de 1756 à 1788, souligne le degré de participation du fermier général dans l'appropriation du fond.

En 1756, le bail de ferme générale situe le fond de cheptel, avec une imprécision certaine, entre vingt cinq mille et trente mille livres.

Sur ce fond, le fermier général se doit de verser dès le premier mois qui suit l'estimation douze mille livres "et pourquoi il restera audit preneur dès lors et pour toujours de toute propriété la pareille somme et valeurs des bestiaux"

La quote-part atteint pour ce bail quarante à cinquante pour cent du fond total en cheptel."

                                                                                   ( A suivre )

 
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